Manchot antipode
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Fichage des familles, filtrage de lâ??internet, instauration dâ??une justice parallèle au profit des industries culturelles, privation de droits civiques numĂ©riques.
La Ligue ODEBI appelle lâ??ensemble des internautes Ă prendre conscience des graves dangers que font peser les accords signĂ©s par les professionnels de lâ??internet et les industries culturelles sur les droits et libertĂ©s des français:
En substance, les accords comportent les points suivants:
Mise en place dâ??un système de riposte graduĂ©e Ă lâ??encontre des tĂ©lĂ©chargeurs, avec fermeture de leur accès Ă internet, soit une privation de droits civiques numĂ©riques, et qui plus est privation de ces droits pour toute une famille dans le cas dâ??un accès unique Ă internet pour un foyer donnĂ©, sanctionnant par lĂ mĂŞme des personnes innocentes.
Cette sanction disproportionnĂ©e est dâ??autant plus inacceptable que ce pouvoir de sanction sera confiĂ© Ă une autoritĂ© parallèle Ă la justice. Lâ??ajout de dernière minute au texte dâ??une mention indiquant lâ??intervention dâ??un juge prĂ©tendument pour â??garantir les droits et libertĂ©s individuelsâ?ť nâ??est que de la poudre aux yeux. En effet, lâ??accord prĂ©voit explicitement que lâ??autoritĂ© pourra se passer du juge pour infliger des sanctions :â?ťEn cas de constatation dâ??un renouvellement du manquement, elle prendra, ou saisira le juge en vue de prendre, des sanctions Ă lâ??encontre du titulaire de lâ??abonnement, allant de lâ??interruption de lâ??accès Ă Internet Ă la rĂ©siliation du contrat Internet ;â?ť
Câ??est donc une vĂ©ritable justice parallèle qui serait instaurĂ©e au profit des industries culturelles: non seulement cette autoritĂ© aurait le pouvoir de juger et sanctionner les internautes, mais en plus elle aurait le pouvoir de sanctionner les FAI qui nâ??appliqueraient pas avec diligence les dĂ©sabonnements.
De leur côté, les pouvoirs publics constitueront un fichier national des désabonnées, soit en pratique un véritable casier judiciaire familial.
Toutes ces mesures nĂ©cessitent au prĂ©alable que le gouvernement propose un projet de loi destinĂ© Ă dĂ©terminer quelle sera lâ??autoritĂ© en charge de cette riposte graduĂ©e, soit une loi DADVSI2: ODEBI appelle tous les internautes et lâ??opposition parlementaire Ă se mobiliser contre ces projets de mesures liberticides.
En revanche, sâ??agissant du filtrage - qui pourrait porter atteinte au secret des correspondances privĂ©es (surveillance des courriels ou des messageries instantanĂ©es utilisĂ©s dans le cercle familial) - la Ligue dĂ©nonce avec la plus grande fermetĂ© la modification de dernière minute apportĂ©e au texte des accords: le projet initial prĂ©voyait que le dĂ©but de lâ??expĂ©rimentation devait avoir lieu â??dans un dĂ©lai qui ne pourra pas excĂ©der 24 mois Ă compter de la mise en place de lâ??autoritĂ©â?ť, soit après lâ??examen par le parlement dâ??une loi DADVSI2. Or cette date butoir a Ă©tĂ© modifiĂ©e dans la version finale des accords qui prĂ©voit que lâ??expĂ©rimentation du filtrage devra dĂ©buter â??dans un dĂ©lai qui ne pourra excĂ©der 24 mois Ă compter de la signature du prĂ©sent accordâ?ť. Cette façon dâ??Ă©vacuer le dĂ©bat lĂ©gislatif est un vĂ©ritable dĂ©ni de dĂ©mocratie.
La Ligue appelle tous ceux pour qui compte la dĂ©mocratie Ă prendre conscience du grave danger que constitue la mise en oeuvre dâ??une infrastructure de filtrage de lâ??internet français, en particulier dans un contexte de contrĂ´le gĂ©nĂ©ralisĂ© des mĂ©dias. En ouvrant la boĂ®te de Pandore du filtrage, la France vient dâ??envoyer un signal clair aux dictatures qui sâ??adonnent Ă la censure de lâ??internet, autant dire un blanc seing : pourquoi ces pays-lĂ se gĂŞneraient-ils pour filtrer internet si mĂŞme le pays des droits de lâ??homme le fait?
La Ligue ODEBI appelle lâ??ensemble des internautes Ă prendre conscience des graves dangers que font peser les accords signĂ©s par les professionnels de lâ??internet et les industries culturelles sur les droits et libertĂ©s des français:
En substance, les accords comportent les points suivants:
Mise en place dâ??un système de riposte graduĂ©e Ă lâ??encontre des tĂ©lĂ©chargeurs, avec fermeture de leur accès Ă internet, soit une privation de droits civiques numĂ©riques, et qui plus est privation de ces droits pour toute une famille dans le cas dâ??un accès unique Ă internet pour un foyer donnĂ©, sanctionnant par lĂ mĂŞme des personnes innocentes.
Cette sanction disproportionnĂ©e est dâ??autant plus inacceptable que ce pouvoir de sanction sera confiĂ© Ă une autoritĂ© parallèle Ă la justice. Lâ??ajout de dernière minute au texte dâ??une mention indiquant lâ??intervention dâ??un juge prĂ©tendument pour â??garantir les droits et libertĂ©s individuelsâ?ť nâ??est que de la poudre aux yeux. En effet, lâ??accord prĂ©voit explicitement que lâ??autoritĂ© pourra se passer du juge pour infliger des sanctions :â?ťEn cas de constatation dâ??un renouvellement du manquement, elle prendra, ou saisira le juge en vue de prendre, des sanctions Ă lâ??encontre du titulaire de lâ??abonnement, allant de lâ??interruption de lâ??accès Ă Internet Ă la rĂ©siliation du contrat Internet ;â?ť
Câ??est donc une vĂ©ritable justice parallèle qui serait instaurĂ©e au profit des industries culturelles: non seulement cette autoritĂ© aurait le pouvoir de juger et sanctionner les internautes, mais en plus elle aurait le pouvoir de sanctionner les FAI qui nâ??appliqueraient pas avec diligence les dĂ©sabonnements.
De leur côté, les pouvoirs publics constitueront un fichier national des désabonnées, soit en pratique un véritable casier judiciaire familial.
Toutes ces mesures nĂ©cessitent au prĂ©alable que le gouvernement propose un projet de loi destinĂ© Ă dĂ©terminer quelle sera lâ??autoritĂ© en charge de cette riposte graduĂ©e, soit une loi DADVSI2: ODEBI appelle tous les internautes et lâ??opposition parlementaire Ă se mobiliser contre ces projets de mesures liberticides.
En revanche, sâ??agissant du filtrage - qui pourrait porter atteinte au secret des correspondances privĂ©es (surveillance des courriels ou des messageries instantanĂ©es utilisĂ©s dans le cercle familial) - la Ligue dĂ©nonce avec la plus grande fermetĂ© la modification de dernière minute apportĂ©e au texte des accords: le projet initial prĂ©voyait que le dĂ©but de lâ??expĂ©rimentation devait avoir lieu â??dans un dĂ©lai qui ne pourra pas excĂ©der 24 mois Ă compter de la mise en place de lâ??autoritĂ©â?ť, soit après lâ??examen par le parlement dâ??une loi DADVSI2. Or cette date butoir a Ă©tĂ© modifiĂ©e dans la version finale des accords qui prĂ©voit que lâ??expĂ©rimentation du filtrage devra dĂ©buter â??dans un dĂ©lai qui ne pourra excĂ©der 24 mois Ă compter de la signature du prĂ©sent accordâ?ť. Cette façon dâ??Ă©vacuer le dĂ©bat lĂ©gislatif est un vĂ©ritable dĂ©ni de dĂ©mocratie.
La Ligue appelle tous ceux pour qui compte la dĂ©mocratie Ă prendre conscience du grave danger que constitue la mise en oeuvre dâ??une infrastructure de filtrage de lâ??internet français, en particulier dans un contexte de contrĂ´le gĂ©nĂ©ralisĂ© des mĂ©dias. En ouvrant la boĂ®te de Pandore du filtrage, la France vient dâ??envoyer un signal clair aux dictatures qui sâ??adonnent Ă la censure de lâ??internet, autant dire un blanc seing : pourquoi ces pays-lĂ se gĂŞneraient-ils pour filtrer internet si mĂŞme le pays des droits de lâ??homme le fait?








